Mention spéciale a Enter the void de Gaspar Noé.

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Bien qu'inégal (le film oscille sans cesse entre le génie pur et la roublardise, l'hypnotique et l'ennuyeux, le sublime et le mauvais goût, etc.), le dernier opus de Gaspar Noé s'impose comme étant une expérience de cinéma totalement singulière, véritablement innovante et techniquement hallucinante, qui mérite d'être vécue.
 

15. Inception de Christopher Nolan

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Malgré certains concepts alléchants hélas inexploités (l'architecture paradoxale), le dernier Nolan est une réussite (son meilleur film depuis Insomnia) dont on retiendra, en particulier, une belle galerie de personnages, un aspect "mission : impossible" des plus jubilatoires ainsi qu'un monstrueux climax final d'une heure.

15. (ex aequo) Ip Man de Wilson Yip (direct to video)

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Meilleure association Donnie Yen / Wilson Yip (et de loin !), Ip Man évoque, à plus d'un titre, les films de kung fu produits à Hong kong au début des années 90. Donnie Yen en remontre a George Abitbol côté classe, et la scène où il affronte dix karatékas est appelée à devenir un morceau d'anthologie.

14. Shinjuku incident de Derek Yee (direct to video)

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A la fois film social et pur film de genre (comme souvent chez le talentueux Derek Yee), Shinjuku incident vaut principalement pour la prestation habitée de Jackie Chan (très loin du personnage de clown acrobate auquel il nous a habitué) et ses séquences de règlements de compte particulièrement intenses et barbares.

13. A bout portant de Fred Cavayé

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Pur shoot d'adrénaline hyper tendu, dénué du moindre temps mort et ponctué de passages savoureusement brutaux. Un des meilleurs films d'action de ces dernières années...Et en plus c'est français, étonnant non ?

12. Le livre d'Eli de Albert et Allen Hugues
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Une mise en scène de malade (chaque séquence d'action est soutenue par un parti pris visuel aussi singulier que percutant) au service d'un discours intelligent sur, entre autres, la naissance d'une civilisation par l'écriture, l'instrumentalisation de la religion et la transmission du savoir.

11. Dragons de Dean de Blois et Chris Sanders

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Première réussite majeure du studio d'animation Dreamworks qui, soudainement, décide enfin de raconter une vraie bonne histoire (même si Kung fu panda vaut le coup d'œil). Les scènes de vol, poétiques et vertigineuses, ainsi que les épiques vingt dernières minutes sont magnifiques (la très belle bande originale, signée John Powell, y contribue grandement).

10. Mother de Bong Joon-Ho

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A la fois polar, mélodrame et comédie, Mother émeut, dérange, questionne nos acquis moraux, estomaque par la maîtrise absolue de sa réalisation et, surtout, confirme une fois de plus le génie de Bong Joon-Ho.

9. Summer wars de Mamoru Hosoda

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Une très belle chronique familiale à la Takahata. C'est à la fois touchant et hyper jubilatoire, et le discours sur les mondes virtuels fait preuve d'une intelligence et d'un regard progressiste comme on en voit trop peu.

8. 5cm par seconde, de de Makoto Shinkai (direct to video)

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Un court (guère plus d'une heure) animé évoquant nombre de sentiments avec une finesse et une justesse qui touchent doit au cœur. En plus, c'est picturalement magnifique (chaque plan fracture la rétine !).

7. Scott Pilgrim de Edgar Wright

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Dix idées visuelles par plan et des audaces scénaristiques assez énormes au sein d'une fusion entre comédie romantique, « manga live » et film d'arts martiaux, intégrant, de façon intelligente, nombre de codes vidéo-ludiques. Le genre de film qu'on regarde les yeux écarquillés en lâchant un « Wow ! » toutes les 10 secondes.

6. Agora, de Alejandro Amenabar

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Un péplum philosophique tout simplement vertigineux. Le grand Alejandro Amenabar confirme sa capacité à expliciter les thèmes et les enjeux principaux de son récit par des idées de mise en scène dont l'évidence côtoie le génie pur. Et cette fin, mon Dieu !

5. The Social Network, de David Fincher

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Des joutes verbales monstrueuses magnifiées par un Fincher au sommet de son art. Et la conclusion, d'une amertume qui n'a d'égale que sa sobriété, laisse sur le carreau.

4. Lovely Bones, de Peter Jackson

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Avec ses 150 idées visuelles/narratives à la minute et sa sensibilité à fleur de peau, Lovely Bones est un modèle de mélodrame fantastique démontrant, une fois de plus, que Peter Jackson semble incapable de réaliser un mauvais film.

3. Toy story 3, de Lee Unkrich

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Un remake de La grande évasion avec des jouets, dont les séquences finales feraient pleurer le plus endurci d'entre nous... Ils sont balèzes chez Pixar. Ah oui, les personnages secondaires (le bébé, le singe...) déchirent tout !

2. Dans ses yeux, de Juan José Campanella

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Un émouvant (mais parfois très drôle) drame existentiel, doublé d'un polar à la réalisation et au scénario exemplaires. En fait, de par sa virtuosité (le plan séquence de malade !), sa tonalité et son harmonieux mélange de genres, le film évoque un Bong Joon-Ho argentin... Ce qui n'est pas un mince compliment.

1. City of Life and Death, de Lu Chuan

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Difficile de parler d'un tel film, si ce n'est qu'on en ressort complètement groggy et lessivé...Le choc (il n'y a pas d'autre mots) est comparable à celui procuré par La liste de Schindler ou Requiem pour un massacre.

Les films ne figurant pas dans le top mais qui s'avèrent tout à fait dignes d'intérêt : Evangelion : 2.22 de Masayuki, Kazuya Tsurumaki et Hideaki Anno, Expendables de Sylvester Stallone, Wolfman (director's cut) de Joe Johnston, Mai Mai miracle (direct to video) de Sunao Katabuchi, Highlander : Soif de vengeance (direct to video) de Yoshiaki Kawajiri, The sky crawlers (direct to video) de Mamoru Oshii, Karate kid de Harald Zwart, Merantau (direct to video) de Gareth Evans, Un seul deviendra invincible 3 : Rédemption (direct to video) de Isaac Florentine, A serious man de Joel et Ethan Coen, Kick Ass de Matthew Vaughn, Brothers de Jim Sheridan, Fatal de Michael Youn, La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher, La Princesse et la Grenouille de Ron Clements et John Musker, Achille et la tortue de Takeshi Kitano, American Trip de Nicholas Stoller.

Aurélien Gouriou  



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